Ma réunion avec les parents d'élèves s'est bien déroulée, un vrai pro de la pédagogie, j'ai enfin réussi à séduire les parents : discours improvisé, car je n'avais pas la tête à préparer pourquoi on se le demande bien. Au bout de ma quatrième année j'ai enfin réussi à imposer mes méthodes pédagogiques, jusqu'à présent seul l'inspecteur de l'Education Nationale me soutenait dans ma pratique. Beaucoup de travail, peu de livres, de nombreuses recherches en médiathèque, et énormément de psychologie. Un nouvel élève est arrivé dans ma classe, il vient d'un milieu social défavorisé, même très défavorisé au milieu de ses frontaliers où l'argent coule à flot. J'ai commencé à briser sa carapace, peut-être sera-t-il heureux dans ma classe, s'il pouvait au moins avoir 7 heures de bonheur, de sourires par jour, ça serait ma plus grande joie. Une fois qu'il se sentira en confiance, que ses problèmes se dissiperont, il sera certainement davantage disponible pour les apprentissages. Attendons, de toute façon je ferai tout pour ses enfants, je suis pour ces élèves, les autres n'ont pas besoin de moi. Je suis heureux d'enseigner pour ces gamins. En même temps, c'est lourd à porter, car il m'est difficile de rentrer à la maison et de laisser ces problèmes à l'école, ces enfants hantent mes nuits, mes épaules sont sans doute trop petites pour assumer tout ça, mais je suis content. Comment ne pas l'être quand vous décrochez un sourire juste avant la sortie de l'école ! C'est pourquoi une pratique sportive m'aide à vider ma tête le temps de l'effort.
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Chapitre IV






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